Le standard Daisy dans le contexte de l’exception au droit d’auteur

14 octobre 2009 de 10h00 à 12h30, 10h00 -12h30
Fédération des Aveugles de France - 58, avenue Bosquet - 75007 Paris

 
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Hélène, plate-forme de diffusion numérique pour la lecture adaptée

Catherine Desbuquois (Paris, France)
Ministère de la Culture - Association BrailleNet
catherine.desbuquois[at]snv.jussieu.fr

Information sur l'auteur


Catherine Desbuquois

Catherine Desbuquois est conservateur de bibliothèque, chargée de la lecture des personnes handicapées à la Direction du livre et de la lecture (Ministère de la culture et de la communication), en mission auprès de l'association BrailleNet depuis le 1er janvier 2001.

Après avoir dirigé des bibliothèques publiques, à Paris, et travaillé au service technique central des bibliothèques, Catherine Desbuquois a rejoint la D.L.L. où elle s'est vu confier le dossier de l'accès à la lecture des personnes handicapées.

Á son retour des États-Unis, où elle a travaillé pendant un an au service de lecture des aveugles de la Bibliothèque du Congrès (Washington D.C.), elle a rejoint BrailleNet pour y étudier, et mettre en place, le développement d'une politique contractuelle avec les éditeurs.

Catherine Desbuquois est chargée de la gestion du serveur Hélène et de la bibliothèque Hélène d'ouvrages numériques.

 

Résumé


Bref rappel de l’expérience passée et quotidienne  de la plate-forme Hélène

Á l’origine du projet, en 2001, se trouvent deux acteurs : l’association BrailleNet qui poursuit des études et recherches dans le domaine de l’Internet et du numérique, et la Direction du livre et de la lecture (Ministère de la culture et de la communication) qui délègue une chargée de mission auprès de l’association pour « explorer les conditions de contractualisation avec les ayants-droit, et d’exploitation des fichiers sources des éditeurs/imprimeurs ».

8 ans plus tard, le bilan est positif puisque les intuitions de 2001 ont été concrétisées par le projet Hélène, et par l’adoption par le parlement de la loi DADVSI qui comporte une exception au droit d’auteur complétée par un décret d’application sur les conditions d’utilisation des sources numériques.

Quelques chiffres en octobre 2009 : la plate-forme contient 5.300 titres, 19.730 fichiers sans compter les formats de sortie après conversion ; elle compte 430 lecteurs, et 80 partenaires transcripteurs qui téléchargent et déposent (on note le cas exemplaire de la Bibliothèque braille romande et livre parlé de l’ABA (Genève), qui dépose toutes ses sources numériques).

Le principe du format pivot standard XML DTBook a été retenu dès 2003 ; d’ici fin 2009 la quasi-totalité des ouvrages sera convertie en Daisy/NISO Z39.86, à partir duquel un convertisseur interne au serveur produit à la demande des formats destinés à différents usages : HTML, PDF accessible et structuré, Braille …

BrailleNet a su anticiper, dès 2002, le développement de la norme DAISY pour la structuration et le stockage des textes, qui s’est imposée dans le monde entier.

Quels obstacles ont-ils été rencontrés ?

D’une part BrailleNet s’est heurté à un certain nombre d’éditeurs peu ou pas coopératifs ; quant aux formats fournis, ils sont peu appropriés (Xpress, PDF). Par ailleurs, il est bien rare qu’on reçoive des fichiers structurés.

Quelle a été l’évolution des usages ?

Comparée aux téléchargements opérés par les 80 partenaires transcripteurs, la lecture numérique est en forte hausse grâce aux 2 plates-formes de lecture :  Ordinateur muni d'une clé de lecture eToken et IRIS (Eurobraille).

Quelle est l’évolution de la demande et des besoins ?

Il va falloir fournir des contenus complexes : ouvrages techniques, professionnels, universitaires, … qui demandent expertise, compétence, et savoir-faire en termes de transcription et adaptation.

Réflexions suscitées par le nouveau dispositif législatif et technique

Le nouveau dispositif législatif et technique qui se met en place suscite des interrogations et conduit à certaines conclusions. Voici celles de BrailleNet au regard de son expérience passée et quotidienne :

Ce que l’on peut supposer :

Ce que l’on sait :

Ce que les transcripteurs/organismes habilités auront à faire :

Les questions techniques et leur solution :

Ce qui devrait compléter le dispositif législatif et technique :


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